La BU du Mans accueille l’exposition Afrisciences

Du 5 au 21 novembre 2018, votre BU accueille l’exposition inaugurant la première édition du festival Afrisciences en France. Afrisciences est un réseau international de chercheurs travaillant sur des terrains africains. Pour plus d’informations, vous pouvez visiter le site dédié.

L’exposition s’intitule Terrains africains.

En voici le descriptif, rédigé par les chercheurs participant à l’exposition :
« Terrains Africains est une exposition conçue par des doctorant.es travaillant sur des thématiques en lien avec l’Afrique. Elle s’inscrit dans le cadre du premier festival de culture scientifique orienté Afrique au Mans : Le festival Afrisciences. Elle rassemble des photos et des objets matériels qui traduisent les enjeux, les défis et les solutions locales d’un continent en pleine mutation. C’est un moment de partage du travail de jeunes chercheur.es sur la déforestation, la gestion des déchets, les changements climatiques… »

L’exposition permet de découvrir plusieurs terrains de recherches de doctorants de Le Mans Université, dans le cadre d’un projet global d’ouverture visant à mettre la connaissance sur l’Afrique à portée du plus grand nombre.
Nous vous espérons nombreux à venir découvrir ce beau projet dans votre BU jusqu’au 21 novembre 2018.

Retour sur l’animation « Les livres de ma vie » – Campus en Fête 2018

Le Jeudi 20 Septembre 2018 a eu lieu la troisième édition de « Campus en Fête ». L’animation « Les livres de ma vie » s’est déroulée de 14h à 16h, sous un soleil éclatant. De nombreux participants sont passés sur notre stand, et nous les en remercions. Nous avons décidé d’afficher les témoignages, avec les titres en regard, quand nous les possédions. Vous retrouverez les documents exposés dans l’entrée du hall de votre BU, jusqu’au 31/10/2018, mais aussi dans une exposition virtuelle que vous pourrez découvrir dans la galerie de photos jointe à ce billet.

1) Parmi les titres contemporains, ont été cités  :  Au théâtre, La nuit de Valognes d’E.E. Schmitt, qui revisite « le mythe de Don Juan ». Cette pièce a été lue au lycée et très appréciée pour son retournement de situation. Parmi les romans, le parcours de l’héroïne de La nuit sacrée de Tahar Ben Jelloun, « qui réapprend à habiter son corps de femme » a été apprécié. Pour d’autres raisons, Tropique de la violence de Nathacha Appanah, a été choisi, notamment pour son style et parce que ce texte aborde d’une belle façon « la violence à Mayotte ». Les titres Profanes de Jeanne Benameur et L’empreinte de toutes choses d’Elizabeth Gilbert, ont été cités par une lectrice qui en a savouré chaque mot. Enfin, Des pêches pour Monsieur le curé de Joanne Harris, a été lu dans un contexte particulier, « juste après Charlie », et a pris ainsi une couleur spéciale. La Littérature jeunesse n’est pas en reste et prouve que des livres que l’on lit dans son enfance ou son adolescence peuvent  continuer à nous questionner ou nous émerveiller en grandissant. On nous a parlé de : Le cycle des Passe Muraille de Christelle Dabos ; Oh boy de Marie-Aude Murail ; Combats d’hiver de Jean-Claude Mourlevat, ce dernier texte ayant été choisi car mettant en scène des « jeunes adolescents dans une société au régime totalitaire ».
Le sous-genre des Romans Policiers arrive également en bonne place. Le suspense, les rebondissements et les faux semblants sont des astuces littéraires très prisées, que l’on retrouve dans : Deux gouttes d’eau de Jacques Expert, Marche ou crève de Stephen King, Alex de Pierre Lemaitre, Un long dimanche de fiançailles de Sébastien Japrisot, Les apparences de Gillian Flynn.

2) Puis vient le groupe des classiques du 20ème siècle, représentés par des fictions romanesques et de la Science Fiction. The Catcher in the Rye (l’Attrape-coeurs) de J.D Salinger, « qui conte le malaise d’un ado dépressif qui ne veut pas entrer dans le monde des adultes », est souvent relu par l’étudiant qui a souhaité parler de ce titre. La « fulgurance de l’écriture » d’André Breton dans Nadja a aussi été mise en relief. Les boutiques de cannelle de Bruno Schulz, qui fait partie des lectures obligatoires au lycée en Pologne, est un ouvrage dont sa lectrice témoigne « qu’on peut [le] lire toute la vie sans jamais se lasser ». A la recherche du temps perdu de Marcel Proust a aussi été nommé. Le titre Ulysse de James Joyce, a, quant à lui, « accroché » le lecteur alors qu’il l’avait vu dans une bibliothèque. Enfin, Fondation d’Isaac Asimov et Chroniques martiennes de Ray Bradbury, ont été cités par deux personnes différentes, qui mettaient en exergue « la réflexion » que ces textes suscitaient.

3) Les classiques des siècles passés
font aussi partie de vos livres de vie, que ce soit des Romans, comme Thérèse Raquin d’Emile Zola ou Les Misérables de Victor Hugo ; ou bien du Théâtre, avec Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand, dont la « musique des alexandrins et la truculence du verbe du personnage » ont émerveillé le lecteur ; mais encore des Récits de voyage (Histoire d’un voyage fait en la terre du Brésil, Jean de Léry).

4) Une seule Bandes dessinées a été citée : le cycle I hate Fairyland de Young Skottie, choisi car il provoque du « rire qui fait du bien », ce qui est aussi le rôle de la lecture.

5) Outre la fiction, les Essais divers ou ouvrages scientifiques font partie des documentaires qui peuvent jouer un rôle primordial dans notre existence, en donnant un sens au monde ou en faisant naître des vocations. Voici ceux dont on nous a parlé : Les entretiens d’Hitchcock (Hitchcock- Truffaut, édition définitive), Considérations morales d’Hannah Arendt, Eléments de géologie de Maurice Renard, Yves Lagabrielle, Erwan Martin,… [et al.] [Charles Pomerol], Ho’oponopono.

A l’année prochaine pour une nouvelle animation à Campus en Fête !

 

Votez pour votre photo préférée sur « l’or bleu » à la BU du Mans !

Du 20 au 27 septembre 2018, votre BU accueille une exposition de 10 photographies sur le thème de « l’eau, l’or bleu de l’humanité ». Ces photos sont issues d’un concours lancé par l’association « Sarthe Nature Environnement », sur le thème des usages de l’eau, afin de sensibiliser les citoyens aux enjeux de la préservation de cette ressource vitale pour tous.

Voici quelques éléments de compréhension des enjeux, communiqués par l’association :
« L’eau est indispensable à la vie sur Terre. L’espèce humaine n’échappe pas à cette règle. Elle a toujours eu besoin de cette ressource, et l’exploite à de nombreuses fins : usages agricoles, industriels, domestiques, sanitaires, de loisirs, de transports… Néanmoins l’eau douce représente moins de 3 % de l’eau présente sur notre planète. Son accès et ses usages sont souvent source de conflits. C’est sa valeur inestimable qui lui vaut aujourd’hui le surnom « d’or bleu ». Ainsi il est vital de respecter, de protéger mais également de partager l’eau, aussi bien pour assurer la pérennité de son utilisation que la santé des écosystèmes naturels.
À travers cette exposition les participants ont pu faire l’éloge des usages raisonnés de l’eau autant qu’alerter sur le non-respect et la surexploitation de cette ressource inestimable qui est l’eau. »

Dans le cadre de ce concours, vous pourrez voter pour votre photo préférée, celle qui vous paraîtra évoquer le mieux les enjeux et problématiques de l’eau, mais aussi celle qui vous émouvra, qui vous séduira, que vous estimerez la plus aboutie, …
A vous de juger.
La cérémonie de remise des prix aura lieu à la BU du Mans en salle Pierre Belon le 27 septembre à partir de 18h30. Deux catégories différentes de prix seront décernées lors de cette cérémonie, le prix du public (le vôtre) et le prix du jury, qui s’est réuni le 14 septembre dernier. Cette cérémonie sera bien évidemment publique et ouverte à tous.
Exprimez votre choix en votant pour votre photo préférée, à partir du 20 septembre prochain, à la BU du Mans. Vous pouvez voter depuis la page Facebook de Sarthe Nature Environnement, ou sur le site Sarthe écologie.

Une exposition sur le jumelage entre Le Mans et Paderborn

Du 2 au 28 février 2018, votre BU vous propose une nouvelle exposition, élaborée par les archives du Mans et la ville de Paderborn (Allemagne), sur le jumelage entre ces deux villes que plusieurs siècles d’histoire ont contribué à rapprocher.

Bernadette Mousset, enseignante au département d’allemand, dresse pour nous un portrait détaillé de cette exposition :
« La Bibliothèque Universitaire accueille en février 2018 l’exposition réalisée par le service des Archives du Mans et de Paderborn pour le cinquantenaire du jumelage des deux villes (1967-2017), qui met en lumière l’amitié séculaire unissant les deux diocèses. Conçue par les archives municipales de part et d’autre du Rhin, cette exposition en regard croisé éclaire une amitié franco-allemande hors du commun dont les 50 ans de jumelage sont l’aboutissement.
Les 22 panneaux retracent les liens qui unissent depuis douze siècles les deux villes. C’est en 836, lors du synode d’Aix-la-Chapelle, que l’évêque de Paderborn, Badurad, rencontre l’évêque du Mans, Aldric. Il lui demande alors de lui donner les reliques de St Liboire, évêque du Mans en 348, afin d’évangéliser son territoire. Les deux évêques firent alors le vœu « de fraternité et d’amour perpétuel », qui perdure à travers les vicissitudes de l’histoire.
Parmi les témoignages les plus anciens, on verra exposées des copies de lettres du XIIIè siècle entre les chapitres de la cathédrale du Mans et de Paderborn, une lettre de protection de Louis XIV en faveur de l’évêché princier de Paderborn de 1647, la supplique de l’évêque du Mans Charles de Froulay, dans laquelle celui-ci intervient auprès de Louis XV afin qu’il renouvelle la bienveillance française à Paderborn.
Les épisodes plus récents y ont aussi leur place, et notamment les premiers pas difficiles de la réconciliation après la seconde guerre mondiale. À côté d’un dessin du camp de détention de Mulsanne, on trouvera une photo du prêtre allemand Franz Stock qui, pendant la guerre, était aumônier des prisons de Paris et accompagnait les prisonniers sur leur lieu d’exécution. Après la guerre, il dirigea la formation des séminaristes prisonniers au séminaire des barbelés.
Les nombreuses photographies du Mans dans les années 1960, de rencontres entre les diocèses, les établissements scolaires, les pompiers, la police,… permettront aux uns et aux autres de retrouver dans l’exposition des visages et des lieux familiers.
Cette amitié se traduit aujourd’hui par des échanges fructueux entre Le Mans et Paderborn : entre églises, entre établissements scolaires, mais aussi à l’Université du Mans, qui porte avec l’Université de Paderborn des cursus binationaux permettant aux jeunes des deux villes de poursuivre leurs études des deux côtés du Rhin.
Le département d’allemand et la bibliothèque universitaire de l’Université du Mans remercient leurs partenaires :
– Les Archives du Mans
– Le Stadt- und Kreisarchiv de Paderborn
– L’Université Franco-Allemande pour son soutien aux cursus binationaux des deux Universités
– Alliance Europa et les Relations Internationales de l’Université du Mans pour leur soutien à la valorisation de la licence franco-allemande « Études Européennes »  »

Pour ceux qui souhaitent des explications en présentielles, des visites guidées animées par des étudiants de l’université en Études européennes sont prévues les 5 février 2018 (16h30 – 18h), 12 février 2018 (14h-16h), 21 février 2018 (9h-11h), 27 février 2018 (14h-15h30) dans le hall de la BU.

Une occasion à ne pas manquer pour tous ceux qui s’intéressent à l’histoire européenne, à l’histoire locale, aux échanges entre les peuples et aux histoires de belles amitiés.

Voir aussi les vidéos de l’exposition en français et en allemand

Notre sélection d’ouvrages empruntables à la BU :

« Les protecteurs de l’exil républicain espagnol » dans votre BU

A partir du mois d’octobre 2017, vous aurez l’opportunité de découvrir une importante exposition intitulée : « Les protecteurs de l’exil républicain espagnol : errance et pèlerinage », dans le hall de la BU du Mans, exposition à l’initiative du département d’Espagnol de Le Mans Université et du laboratoire 3L.AM langues, littératures, linguistique des universités d’Angers et du Mans.
Cette exposition s’inscrit dans un contexte historique qu’évoque Mr Rocardo Tejada, directeur du département d’Espagnol de l’Université et organisateur de l’exposition :

« Le 21 octobre 1937, l’armée nationaliste espagnole s’empare de toutes les provinces du Nord. Autour de 160000 personnes doivent fuir l’Espagne et se refugier d’une manière définitive en France, ou ailleurs, ou, assez souvent, juste quelques jours avant de rentrer dans la zone républicaine. Au mois de février 1939, c’est la chute de la Catalogne et la « Retirada ». Autour de 470 000 personnes (selon les chiffres de l’historien J. Rubio) doivent franchir la frontière, dans des conditions pénibles, pour se réfugier en France. Le 1er avril de cette année, c’est la victoire définitive de l’armée franquiste. Il s’agit du flux migratoire, d’un seul coup, le plus important dans toute l’histoire de la France. »

Ces exilés participeront à développer un imaginaire de l’exil, de l’errance et du voyage, à travers des personnages qui les accompagnèrent dans leur périple. Ces personnages, figures mythiques ou « saints patrons laïcs » de l’exil, s’incarnent notamment en Cervantès, le Quichotte, le Cid, Ulysse, Dante, Sénéque, Lulle, Maïmonide, Vives, Victor Hugo, Machado, parmi bien d’autres.
L’exposition se centre sur ces figures imaginaires ou historiques et explore leur lien avec l’errance et l’exil à l’aide de nombreux livres, de panneaux, d’affiches, et même d’objets. Ces documents proviennent de diverses institutions à caractère culturel ou académique françaises et espagnoles.
Plusieurs conférences accompagneront cette exposition, avec la présence de spécialistes de l’exil républicain espagnol et de l’art espagnol du 20eme siècle. Plusieurs autres manifestations, telles une pièce de théâtre de Max Aub et une lecture publique en lien avec la thématique et réalisée par des étudiants, sont également programmés.
Que vous vous intéressiez à l’histoire et à la civilisation espagnole, ou encore aux problématiques des migrations et de l’exil à travers l’Europe et même le monde, nulle doute que cette exposition parviendra à susciter votre curiosité. Et si, comme l’affirmait René Char, « La rigueur de vivre se rode sans cesse à convoiter l’exil », il s’entreprit bien là, depuis les dures réalités de l’exil des républicains espagnols, le développement d’un complexe d’images fécondes et protectrices qui dressera une ultime espérance face aux périples objectifs et mortifères du déracinement et de l’errance des exilés espagnols.