Carson McCullers, un cœur insoumis

Carson McCullers est une romancière et nouvelliste américaine, dont on fête le centenaire de la naissance en cette année 2017. Elle peut être considérée comme une romancière précoce puisqu’elle écrit sa première nouvelle à 16 ans et son premier roman « le cœur est un chasseur solitaire », à 23 ! Ce sera la révélation littéraire de l’année 1940, un texte sur les déchirures de l’adolescence qui la rendra immédiatement célèbre.

Elle avait pourtant débuté comme musicienne, en faisant des miracles au piano. Certains lui prédisaient une carrière de virtuose, mais son père, en lui offrant une machine à écrire, décida de son destin de romancière.

Toute sa vie, Carson McCullers sera une femme en lutte : en lutte contre la souffrance et la maladie ( une crise de rhumatisme articulaire mal soignée va peu à peu paralyser ses membres) et en lutte contre les esprits bien-pensants, qui ne lui pardonnent pas d’épouser deux fois le même homme, de s’encanailler avec Tennessee Williams, de fumer 3 paquets de cigarettes par jour et d’afficher ses amitiés homosexuelles.

Cela ne l’empêche pas d’écrire, de « Reflets dans un œil d’or » à « l’Horloge sans aiguilles », toujours avec la même urgence et la même grâce. Tous ses écrits se situent dans le Sud profond, dont elle sait rendre à merveille la touffeur et la moiteur, et sont hantés par les mêmes thèmes : le désert des sentiments, la confrontation au mal, la quête d’identité, la solitude, les amours frustrées…

Peu à peu, la santé de Carson se dégrade : crises, rechutes, attaques cérébrales. A partir de 1950, elle est quasiment hémiplégique et ne peut se déplacer qu’en fauteuil roulant, ce qui ne l’empêche pas de continuer à voyager entre la France (où elle a acheté un presbytère) et sa maison des environs de New York.

Elle revient définitivement aux Etats-Unis après le suicide de son mari et elle meurt en septembre 1967, à 50 ans, des suites d’une hémorragie cérébrale. Jusqu’au bout elle aura écrit… son recueil de nouvelles « Le cœur hypothéqué » est publié à titre posthume en 1972.

Venez découvrir cette romancière si attachante à la BU ! Une table thématique comprenant tous ses ouvrages et des biographies est à votre disposition à l’entrée. Tous les ouvrages sont empruntables.

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(Re) découvrez Jack London à la BU !

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À l’occasion du centenaire de la mort de Jack London, et au moment de l’entrée de son œuvre dans la Pléiade, la bibliothèque vous présente une table thématique de ses œuvres.

Jack London, auteur de L’Appel de la Forêt, de Croc Blanc et de Martin Eden, est le symbole même de l’aventure ! Vagabond, chercheur d’or, marin, mais aussi propriétaire de ranch, reporter de guerre et militant socialiste passionné, épris d’humanité et de liberté, il fut à la fois témoin et acteur privilégié des profonds bouleversements de la société américaine, entre la fin de la conquête de l’Ouest et la Première Guerre Mondiale.

Il a puisé dans sa vie aventureuse la matière de ses livres : sa jeunesse pauvre dans la baie de San Francisco et son apprentissage de la mer aux côtés des pilleurs d’huîtres, sa découverte du grand Nord lors de la ruée vers l’or de 1897, son expérience de grand reporter et photographe…C’est en complet autodidacte, en avalant les livres de la bibliothèque d’Oakland, qu’il a appris, gamin, à conjuguer une idée et un récit, ce qui lui permit de commencer en publiant nouvelles et romans en feuilletons.

Venez nombreux découvrir ou redécouvrir cet auteur ! Table thématique de ses oeuvres dans le grand hall de la BU. (tous ces ouvrages sont empruntables)